Bienvenue à l'Académie Québécoise d'Apprentissage

Ce blog est pour tous les parents, les éducateurs, les curieux et les passionnés d'éducation! Partagez-y vos idées, vos problèmes, vos solutions sur les jeunes et l'apprentissage. Je lirai vos messages et me ferai une joie d'y répondre au meilleur de mes connaissances et de mes compétences!
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mercredi 27 juillet 2011

Gérer sa colère et grandir

Maintenant que votre enfant est sensibilisé aux émotions, tant les siennes que celles des autres, il doit apprendre à mieux les gérer et à développer son empathie.

Gérer la colère et les autres émotions négatives

Tout être humain fait face à la colère, la jalousie, le ressentiment, et doit apprendre à calmer ces émotions pour mieux les utiliser car parfois ces émotions dites négatives peuvent nous apporter du positif comme une grande vague d’énergie ou une détermination à toute épreuve. C’est souvent dans l’adversité qu’on reconnait le caractère des gens.

Mais l’émotion négative la plus commune reste la colère et il y a des moyens concrets que l’on peut apprendre à notre enfant pour qu’il puisse arriver à se calmer. Les meilleurs moyens passent par la respiration profonde qui aide vraiment à calmer les émotions et le mental. S’il ressent un trop plein d’énergie ou une rage, la course ou une autre activité physique exigeante comme la boxe ou un art martial peut l’aider. Pour se défouler, un oreiller est souvent le meilleur compagnon : on peut le frapper, le tordre, le lancer, crier dedans ou pleurer tout son soul sans faire souffrir les gens qui nous entourent. Pour ceux qui sont moins physiques, écouter de la musique ou en jouer, écrire ce qu’on ressent, dessiner, bricoler ou s’adonner à notre hobby préféré sont aussi de bons moyens de prendre du recul face à notre émotion. Il est important d’éviter de poser des gestes que l’on pourrait regretter plus tard. S’il a tendance à agir impulsivement, apprenez à votre enfant à attendre d’être calme avant de poser ses actions.

Développer son empathie

L’empathie est réellement la capacité de comprendre ce que ressent l’autre. En développant cette qualité, l’enfant va petit à petit cesser de faire du mal ou d’intimider car il va finalement mettre des mots sur ce que l’autre ressent. Il est important de lui faire réaliser, fort simplement, de ne pas faire aux autres ce qu’il n’aimerait pas qu’on lui fasse. Le problème avec cette phrase, c’est que certains enfants y répondent automatiquement : «Moi, ça ne me dérangerait pas!» C’est à ce moment qu’il est bon de lui faire trouver les émotions que l’autre à pu ressentir au moment de l’intimidation et ensuite de lui demander s’il aime ressentir ces sentiments lui-même. Comme la réponse sera forcément non, lui faire réaliser que, par conséquent, il n’aimerait pas qu’on lui fasse ce genre de choses.

D’autres gestes simples des parents peuvent aussi aider l’enfant à développer son empathie comme lui donner l’exemple pour qu’il prenne conscience des réactions que suscite une telle attitude, saisir toutes les occasions pour l’amener à comprendre que de petites attentions concrètes font vraiment plaisir aux gens qui l’entoure.

En terminant, pour tester votre enfant et voir comment il réagit en situation stressante, vous pouvez jouer un jeu de rôle avec lui. Il faut bien lui expliquer que c’est un jeu pour qu’il apprenne à mieux réagir lorsqu’il est en colère. En parlant avec lui après ces jeux, vous l'aiderez à développer de bonnes réactions dans des situations de stress ou de provocation. Pendant le jeu, n'hésitez pas à provoquer chez lui un peu de véritable colère pour voir s'il est capable de la contenir et utiliser les techniques apprises. Mettez-le aussi en situation de supériorité envers votre personnage qui pourrait éprouver de la difficulté dans un domaine et observez la réaction de votre enfant. Si elle n'est pas adéquate ou qu'elle manque d'empathie, offrez lui des alternatives, montrez lui d'autres actions qu'il aurait pu poser qui aurait été plus gentilles ou aidantes.

Il est aussi important de lui expliquer les conséquences concrètes que peuvent avoir ses actes. Si vous faites une recherche sommaire sur l'intimidation sur le web, vous trouverez une foule d'information. Selon l'âge de votre enfant, (cette solution n'est pas pour les plus jeunes ou les plus sensibles), n'hésitez pas à lui raconter certains cas vécus où la victime en est arrivée au suicide ou à la fugue. Il est parfois bon d’impressionner leur imagination pour que leur esprit perçoive ses actions antérieures comme dangereuses et ayant une grande portée.

Il est aussi important de faire un suivi après vos interventions. Demandez à votre enfant s'il a croisé le ou les jeunes qu'il intimidait et comment la rencontre s'est passée. Si sa réaction n'était pas bonne, donnez lui des alternatives qu'il aurait pu mettre en action et encouragez-le à faire mieux la prochaine fois. S'il a bien réagi, dites-lui à quel point vous êtes fier de lui et essayez de lui faire prendre conscience de ce qu'il ressent face à cette bonne action. Est-ce qu'il ne se sent pas mieux que s'il avait intimidé? Il faut qu'il arrive à trouver une motivation interne, qu'il agisse bien parce qu'il se sent mieux après mais cela implique une grande capacité d'empathie qui peut prendre un peu de temps à acquérir.

Le processus de développement de l’empathie peut prendre un peu de temps mais je vous conseille de le travailler sans relâche, jusqu’à la résolution du problème. Si vous travaillez avec des groupes d’enfants, il s’agit d’une bonne idée de sensibiliser votre groupe à l’empathie par des histoires tirées de livres, de films ou de l’actualité. Toutefois, si vous rencontrez un problème d’intimidation, la manière la plus efficace est d’intervenir sur chaque enfant intimidateur individuellement, et non en situation de groupe.

J’espère que ces quelques trucs vous aideront à venir à bout de ce problème. N’hésitez pas à me faire part de vos expériences ou commentaires.



lundi 25 juillet 2011

L'empathie comme solution à l'intimidation

Même si certains enfants intimident par méchanceté et goût du pouvoir, il ne s'agit pas de tous les cas. Il peut parfois s’agir du fait qu’il est lui-même victime d’intimidation ou d’exclusion par exemple. Cependant, si vous réalisez que votre enfant ne semble pas du tout porter attention au bien-être émotionnel des gens qui l’entourent, alors il est important de poser des actions concrètes pour qu'il développe son empathie.

Je partage ici avec vous quelques trucs pouvant vous aider à engager votre enfant sur le chemin de l’empathie. Et croyez-moi, toute votre famille bénéficiera de cette nouvelle aptitude.

1. Reconnaître ses émotions

La première étape est de l’amener à reconnaître les différentes émotions, principalement les émotions négatives, celles qui sont plus difficiles à gérer. Il peut s’agir de ses propres émotions ou des vôtres (si vous êtes à l’aise de lui en parler). Sans qu’il devienne votre confident, vous pouvez parler à votre enfant de ce que vous ressentez, ou d’un moment où vous avez déjà ressenti de la peine, de la colère, de la déception, etc. Si vous vous fâchez contre lui, par la suite, expliquez-lui, ce que vous avez ressenti. Il ne s’agit pas toujours de la colère, cela peut avoir été de l’impatience, de l’exaspération ou de la peur, qu’il se blesse par exemple. Profitez aussi des situations de frustration, de colère ou de tristesse qu’il vit pour l’aider à mettre des mots sur ses émotions, les reconnaître et les exprimer verbalement. Dans le cas d’une colère, laissez passer la crise et faites un petit retour sur la situation vécue une fois le calme revenu, à l’heure du coucher par exemple. Le matin, si vous voyez qu’il n’est pas dans son assiette, prenez 5 minutes et, à l’aide d’un tableau des émotions semblables à celui-ci, aidez-le à trouver ce qu’il ressent. Est-il triste, fatigué ou a-t-il mal quelque part? La douleur physique a aussi une grande influence sur notre humeur.

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2. Reconnaître les émotions des autres

Une fois que votre enfant comprend et identifie mieux ses propres émotions, amenez-le à reconnaître celles des gens qui l’entourent. Par exemple si vous assistez à une chicane entre amis ou entre frères et sœurs, votre intervention peut se situer au niveau des émotions que chacun ressent. Lorsque chacun explique à l’autre comment il se sent, en général, les enfants s’excusent mutuellement et réalisent ce qu’ils ont fait. Si votre enfant, ne semble pas se soucier de ce que l’autre ressent, demandez-lui comment il se sentirait s’il vivait la même chose que l’autre. Il faut prendre le temps de lui expliquer qu’il faut faire attention aux gens qui nous entourent, comme vous faites attention à lui. Si on apprécie que les autre prennent soin de nous et considèrent nos émotions, il faut faire de même envers eux, c’est la règle du jeu!

Toutefois, comme il peut-être difficile de parler calmement si un incident vient de se produire, vous pouvez utiliser une histoire dont le personnage agit mal envers les autres et finit par réaliser que ce n’est pas la bonne chose à faire. Il existe plusieurs livres pour enfants, que vous trouverez en librairie ou à la bibliothèque, traitant de l’empathie et des sentiments. Certains sont plus traditionnels; il y a une morale ou l’enfant méchant finit par être puni. D’autres par contre traitent de ce problème avec plus de subtilité et permettent à l’enfant d’analyser mieux ses sentiments, de comprendre ses motivations, lui donnent des trucs pour gérer la colère, etc. Lorsque vous lisez un tel livre avec votre enfant dans le but de développer son empathie, il faut le questionner souvent au sujet de ce que chacun des personnages ressent et aussi de leurs motivations. Pourquoi agissent-ils ainsi? Qu’est ce qu’ils veulent réellement? Est-ce la bonne manière d’y arriver? On peut aussi lire de tels livres pour le plaisir de lire, tout simplement!

Toutes les occasions sont bonnes pour parler des sentiments et des émotions avec son enfant pour le sensibiliser, non seulement à ce qu’il ressent mais aussi à ce que les gens autour de lui ressentent. Dans le prochain blog, des trucs pour continuer le travail sur l’empathie et la gestion des émotions négatives avec votre enfant.

lundi 18 juillet 2011

Mon enfant est un intimidateur...

Un des grands défis que peut vivre un parent est de découvrir, par le biais de l'école ou d'un camp, que son enfant a un comportement problématique et, plus particulièrement qu'il intimide ses camarades. J'imagine qu'un parent peut se sentir d'une certaine manière responsable de cette situation toutefois, ce n'est pas cette réaction qui aidera à régler le problème. Il faut essayer de surmonter la culpabilité et, malgré le choc occasionné, en savoir plus sur les agissements concrets que l'enfant a posé. Et, avant tout, il faut rester calme.

Par la suite, pour en discuter avec l'enfant, il faut choisir un moment propice. L'idéal est un moment de calme, (lorsque vous n'êtes pas émotif ou en colère) et que vous avez un peu de temps devant vous. Il est important que l'enfant comprenne qu'en aucun cas un comportement semblable n'est toléré, ni dans sa famille, ni à l'école, ni dans la société en général. Toutefois, il n'est pas utile de poser certaines questions auxquelles il ne pourra répondre, du genre : «Mais pourquoi as-tu fait ça?» ou «À quoi as-tu pensé?».

Il est plus important de prendre le temps de voir plus loin que le comportement perturbateur. Est-ce que cet enfant agit de la sorte parce qu'il aime le sentiment de pouvoir que cela lui procure? Est-il lui-même victime d'intimidation et se venge-t-il sur d'autres des affronts qu'il subit? Serait-il possible qu'il se sente très vulnérable et que ce soit la manière qu'il ait trouvée de se sentir respecté? Il ne s'agit pas ici d'excuser le comportement mais peut-être de comprendre ce qui est à son origine afin de mieux intervenir.

Malgré la surprise qu'une telle nouvelle peut engendrer, il est important pour le parent de réagir et de ne pas laisser une telle situation se détériorer. Il est évident que l'école ou l'organisme agira certainement en regard de ce comportement mais, fort probablement par une punition ou une conséquence sans intervenir plus loin. L'éducation, la formation du caractère de votre enfant reste le privilège et la responsabilité des parents, à vous d'en faire bon usage.

Dans un prochain blogue, je vous donnerai quelques pistes pour mieux intervenir dans des cas semblables.

mardi 8 juin 2010

La résilience ou l'effet «Slumdog Millionaire» - 2

Pour vous donner un exemple concret de résilience, je vous parlerai des personnages du film «Slumdog millionnaire». Si vous avez vu le film, vous avez sûrement remarqué la différence entre les personnages des deux frères. Chacun d'eux aborde leur vie, qui fut essentiellement la même pendant toute l'enfance et l'adolescence, d'une manière totalement différente. Dans le cas du personnage principal, malgré tous les malheurs qui ont frappé dans sa vie, il n'a jamais abandonné son rêve. Il n'est pas tombé dans la drogue ni le crime. Devenu adulte, il survit en servant le thé dans un centre d'appel. Il n'a pas de lien avec le crime organisé et ne doit rien à personne.

Par contre, son frère, qui a vécu les mêmes choses que lui, a appréhendé cette réalité totalement différemment; il est tombé dans la drogue et finit par travailler à la solde de criminels. Mêmes parents, même expérience de vie mais nous sommes face à deux êtres complètement différents. Bien sûr, il s'agit d'une oeuvre de fiction mais il est surprenant de constater à quel point la réalité s'en approche souvent et la dépasse parfois, exactement comme le dit l'expression populaire.

Plusieurs spécialistes se sont aussi penchés sur ce phénomène fascinant. Nous en parlerons dans la prochaine chronique.

lundi 7 juin 2010

La résilience ou l'effet «Slumdog Millionaire»

Le concept de résilience adapté à la réalité scolaire

Grâce à mon travail d'enseignante ainsi qu'à mon contact avec les jeunes à travers ma pratique, je rencontre de nombreux élèves qui réagissent différemment face à l'adversité. Certains d'entre eux surmontent difficulté après difficulté et continuent à persévérer alors que d'autres s'effondrent au premier échec. Cette différence de perception et d'appréhension de la réalité m'a intriguée et j'ai décidé d'explorer un peu le sujet de la résilience et je partage avec vous mes recherches.

Au départ, le concept de résilience a été développé en observant des victimes de traumatismes ou d'enfance miséreuse qui sont arrivés à se remettre de leurs nombreux malheurs et à réussir leur vie malgré l'adversité. De nos jours, il est adapté à différentes situations; on parle même de résilience organisationnelle dans le cas d'organisations (compagnies, écoles, hôpitaux ou autres organismes) qui arrivent à surmonter facilement les coups durs.

Connaissez-vous des exemples de résilience personnelle? Avez-vous déjà rencontré des enfants qui malgré toutes leurs difficultés n'abandonnent jamais?

Savez-vous que la résilience peut se développer? À suivre dans la prochaine chronique...

lundi 31 mai 2010

Cours d'été : Bonne idée?

Cours d'été : bonne idée?

Depuis quelques années, de plus en plus de camps académiques voient le jour pendant la période d'été. Deux formules existent, la première comme un camp de jour jumelant le jeu et l'apprentissage et la deuxième offre une révision de la matière de manière intensive, sous forme de cours d’été.

Pour les parents qui s'interrogent sur la pertinence et l'intérêt de ces services, voici quelques pistes de réflexion :

Révision = Réinvestissement
Ce qu'il y a d'intéressant avec le temps de révision qui peut être accordé pendant l'été, c'est qu'il s'agit pour l'enfant d'un moment qui lui permet de réinvestir les connaissances qu'il a déjà vues pendant l'année. Pour que ces nouvelles connaissances soient véritablement comprises et acquises afin d'être utilisées de manière plus naturelle par l'élève, il est important qu'elles soient abordées de nombreuses fois. De plus, si elles sont présentées de manières différentes et sollicitées dans différents contextes, cela force l'enfant à réfléchir, à sortir de ses automatismes et à réellement prendre possession de la matière.

Difficultés d'apprentissage
Pour des enfants en difficultés d'apprentissage, entre autre ceux qui ont des symptômes de déficit d'attention, la répétition est extrêmement importante. Ces enfants ont besoin que l'on répète souvent parce qu’ils oublient rapidement. Il est donc plus long pour eux d'acquérir des stratégies et des automatismes, qu'il s'agisse d'habitudes à la maison ou d'apprentissages à l'école.

C’est pourquoi il peut être bénéfique pour eux de recevoir une aide personnalisée pendant l’été. En ayant un professeur qui s’occupe plus particulièrement d’eux, ils peuvent mieux développer leurs stratégies d’apprentissage et aussi reprendre confiance dans leur capacité de réussite, ce qui est un élément important de leur succès scolaire.

Les vacances, c'est long!
Les enfants perçoivent le temps différemment des adultes. Pour eux le temps libre est parfois ennuyeux et s'écoule très lentement alors que le temps passé à jouer, ou occupé par une activité qu'ils aiment passe à la vitesse de l'éclair. Il est vrai que les jeux libres, sans activité organisée, sont très bénéfiques pour leur développement mais si ce temps est trop long, les enfants finissent par s'ennuyer pendant l’été.

Pendant les vacances, si les parents travaillent, il n’est pas toujours une bonne idée que les enfants restent simplement à la maison, même s’ils ont l’âge de rester seuls, pour la raison suivante : la majorité d'entre eux est désemparée par tout ce temps libre et a tendance à rester des heures devant la télé ou les jeux vidéo. La plupart des enfants et des adolescents ont besoin de l'encadrement et la stimulation d'adultes pour réellement faire quelque chose de leur temps. Pendant mes cours d'été, j'ai rencontré plusieurs enfants qui appréciaient vraiment venir faire du français ou des math car cela leur donnait une activité structurée par laquelle ils faisaient de nouvelles rencontres et des apprentissages différents. L'inscription à des activités d'été, quelles qu’elles soient, est donc en général très positive et, s’il s’agit de cours d’été, cela peut être une bonne manière de joindre l’utile à l’agréable!

Comment choisir les cours d’été?
C'est une bonne chose d’essayer d’abord de faire un portrait général de l'enfant dans son cheminement scolaire. Il faut regarder son fonctionnement à l'école, cibler ses difficultés et essayer de voir ce qui lui manque pour réussir. S’agit-il d’aide en mathématiques, en français, en sciences? A-t-il plutôt de la difficulté à se structurer, à s'organiser, à faire des liens? Selon ses besoins spécifiques, il sera possible de choisir le type de cours d’été qui lui conviendront. Il faut aussi vérifier que les cours choisis soient bien adaptés au niveau et à l'âge de l'enfant afin de favoriser son développement optimal.

Cours privés ou de groupe?
Selon mon expérience, la majorité des enfants bénéficient de la présence de leurs pairs lors de l'apprentissage, ce qui rend plus efficaces les cours de groupes, voici pourquoi : tout d'abord, dans un groupe, l'enfant retrouve une dynamique ressemblant à celle d'une classe, il peut échanger avec les autres, apprendre l'entraide et jouer en groupe pendant les pauses, ce qui rend l'apprentissage beaucoup plus agréable. Cette dynamique permet aussi à l'élève de rehausser son estime et son sentiment d'efficacité personnelle car il trouve une place au sein d’un groupe et vit des succès en compagnie de camarades. De plus, il apprend aussi à développer son autonomie ce qui est essentiel pour sa réussite en classe. En situation d'enseignement privé, il est pratiquement impossible qu'un élève pratique son autonomie comme il peut le faire dans un groupe.

Toutefois, il faut faire attention à ce que, malgré la présence d'autres élèves, l'enfant reçoive une attention particulière qui répond à ses besoins. Normalement, un ratio de quatre à six élèves par groupe permet une interaction intéressante et un apprentissage optimal.


En conclusion, pour la majorité des enfants éprouvant des difficultés scolaires, les cours d'été peuvent être bénéfiques du point de vue académique et aussi devenir une source de plaisir. Les petits groupes où ils retrouvent des amis qu'ils connaissent déjà ou en rencontrent de nouveaux, l'attention que leur consacre un enseignant, l'entraide avec les autres élèves, le fait de vivre des succès, tout cela les aide grandement à reprendre confiance en leur capacité de réussite et à renouer avec le succès scolaire!