Bienvenue à l'Académie Québécoise d'Apprentissage
jeudi 15 septembre 2011
Alternatives-santé pour le déficit d’attention
mercredi 17 août 2011
Les vitamines pour mieux apprendre
mercredi 27 juillet 2011
Gérer sa colère et grandir
Maintenant que votre enfant est sensibilisé aux émotions, tant les siennes que celles des autres, il doit apprendre à mieux les gérer et à développer son empathie.
Gérer la colère et les autres émotions négatives
Tout être humain fait face à la colère, la jalousie, le ressentiment, et doit apprendre à calmer ces émotions pour mieux les utiliser car parfois ces émotions dites négatives peuvent nous apporter du positif comme une grande vague d’énergie ou une détermination à toute épreuve. C’est souvent dans l’adversité qu’on reconnait le caractère des gens.
Mais l’émotion négative la plus commune reste la colère et il y a des moyens concrets que l’on peut apprendre à notre enfant pour qu’il puisse arriver à se calmer. Les meilleurs moyens passent par la respiration profonde qui aide vraiment à calmer les émotions et le mental. S’il ressent un trop plein d’énergie ou une rage, la course ou une autre activité physique exigeante comme la boxe ou un art martial peut l’aider. Pour se défouler, un oreiller est souvent le meilleur compagnon : on peut le frapper, le tordre, le lancer, crier dedans ou pleurer tout son soul sans faire souffrir les gens qui nous entourent. Pour ceux qui sont moins physiques, écouter de la musique ou en jouer, écrire ce qu’on ressent, dessiner, bricoler ou s’adonner à notre hobby préféré sont aussi de bons moyens de prendre du recul face à notre émotion. Il est important d’éviter de poser des gestes que l’on pourrait regretter plus tard. S’il a tendance à agir impulsivement, apprenez à votre enfant à attendre d’être calme avant de poser ses actions.
Développer son empathie
L’empathie est réellement la capacité de comprendre ce que ressent l’autre. En développant cette qualité, l’enfant va petit à petit cesser de faire du mal ou d’intimider car il va finalement mettre des mots sur ce que l’autre ressent. Il est important de lui faire réaliser, fort simplement, de ne pas faire aux autres ce qu’il n’aimerait pas qu’on lui fasse. Le problème avec cette phrase, c’est que certains enfants y répondent automatiquement : «Moi, ça ne me dérangerait pas!» C’est à ce moment qu’il est bon de lui faire trouver les émotions que l’autre à pu ressentir au moment de l’intimidation et ensuite de lui demander s’il aime ressentir ces sentiments lui-même. Comme la réponse sera forcément non, lui faire réaliser que, par conséquent, il n’aimerait pas qu’on lui fasse ce genre de choses.
D’autres gestes simples des parents peuvent aussi aider l’enfant à développer son empathie comme lui donner l’exemple pour qu’il prenne conscience des réactions que suscite une telle attitude, saisir toutes les occasions pour l’amener à comprendre que de petites attentions concrètes font vraiment plaisir aux gens qui l’entoure.
En terminant, pour tester votre enfant et voir comment il réagit en situation stressante, vous pouvez jouer un jeu de rôle avec lui. Il faut bien lui expliquer que c’est un jeu pour qu’il apprenne à mieux réagir lorsqu’il est en colère. En parlant avec lui après ces jeux, vous l'aiderez à développer de bonnes réactions dans des situations de stress ou de provocation. Pendant le jeu, n'hésitez pas à provoquer chez lui un peu de véritable colère pour voir s'il est capable de la contenir et utiliser les techniques apprises. Mettez-le aussi en situation de supériorité envers votre personnage qui pourrait éprouver de la difficulté dans un domaine et observez la réaction de votre enfant. Si elle n'est pas adéquate ou qu'elle manque d'empathie, offrez lui des alternatives, montrez lui d'autres actions qu'il aurait pu poser qui aurait été plus gentilles ou aidantes.
Il est aussi important de lui expliquer les conséquences concrètes que peuvent avoir ses actes. Si vous faites une recherche sommaire sur l'intimidation sur le web, vous trouverez une foule d'information. Selon l'âge de votre enfant, (cette solution n'est pas pour les plus jeunes ou les plus sensibles), n'hésitez pas à lui raconter certains cas vécus où la victime en est arrivée au suicide ou à la fugue. Il est parfois bon d’impressionner leur imagination pour que leur esprit perçoive ses actions antérieures comme dangereuses et ayant une grande portée.
Il est aussi important de faire un suivi après vos interventions. Demandez à votre enfant s'il a croisé le ou les jeunes qu'il intimidait et comment la rencontre s'est passée. Si sa réaction n'était pas bonne, donnez lui des alternatives qu'il aurait pu mettre en action et encouragez-le à faire mieux la prochaine fois. S'il a bien réagi, dites-lui à quel point vous êtes fier de lui et essayez de lui faire prendre conscience de ce qu'il ressent face à cette bonne action. Est-ce qu'il ne se sent pas mieux que s'il avait intimidé? Il faut qu'il arrive à trouver une motivation interne, qu'il agisse bien parce qu'il se sent mieux après mais cela implique une grande capacité d'empathie qui peut prendre un peu de temps à acquérir.
Le processus de développement de l’empathie peut prendre un peu de temps mais je vous conseille de le travailler sans relâche, jusqu’à la résolution du problème. Si vous travaillez avec des groupes d’enfants, il s’agit d’une bonne idée de sensibiliser votre groupe à l’empathie par des histoires tirées de livres, de films ou de l’actualité. Toutefois, si vous rencontrez un problème d’intimidation, la manière la plus efficace est d’intervenir sur chaque enfant intimidateur individuellement, et non en situation de groupe.
J’espère que ces quelques trucs vous aideront à venir à bout de ce problème. N’hésitez pas à me faire part de vos expériences ou commentaires.
lundi 18 juillet 2011
Mon enfant est un intimidateur...
Un des grands défis que peut vivre un parent est de découvrir, par le biais de l'école ou d'un camp, que son enfant a un comportement problématique et, plus particulièrement qu'il intimide ses camarades. J'imagine qu'un parent peut se sentir d'une certaine manière responsable de cette situation toutefois, ce n'est pas cette réaction qui aidera à régler le problème. Il faut essayer de surmonter la culpabilité et, malgré le choc occasionné, en savoir plus sur les agissements concrets que l'enfant a posé. Et, avant tout, il faut rester calme.
Par la suite, pour en discuter avec l'enfant, il faut choisir un moment propice. L'idéal est un moment de calme, (lorsque vous n'êtes pas émotif ou en colère) et que vous avez un peu de temps devant vous. Il est important que l'enfant comprenne qu'en aucun cas un comportement semblable n'est toléré, ni dans sa famille, ni à l'école, ni dans la société en général. Toutefois, il n'est pas utile de poser certaines questions auxquelles il ne pourra répondre, du genre : «Mais pourquoi as-tu fait ça?» ou «À quoi as-tu pensé?».
Il est plus important de prendre le temps de voir plus loin que le comportement perturbateur. Est-ce que cet enfant agit de la sorte parce qu'il aime le sentiment de pouvoir que cela lui procure? Est-il lui-même victime d'intimidation et se venge-t-il sur d'autres des affronts qu'il subit? Serait-il possible qu'il se sente très vulnérable et que ce soit la manière qu'il ait trouvée de se sentir respecté? Il ne s'agit pas ici d'excuser le comportement mais peut-être de comprendre ce qui est à son origine afin de mieux intervenir.
Malgré la surprise qu'une telle nouvelle peut engendrer, il est important pour le parent de réagir et de ne pas laisser une telle situation se détériorer. Il est évident que l'école ou l'organisme agira certainement en regard de ce comportement mais, fort probablement par une punition ou une conséquence sans intervenir plus loin. L'éducation, la formation du caractère de votre enfant reste le privilège et la responsabilité des parents, à vous d'en faire bon usage.
Dans un prochain blogue, je vous donnerai quelques pistes pour mieux intervenir dans des cas semblables.
dimanche 10 juillet 2011
Merci de nous aider à mieux nous connaître!
mardi 8 juin 2010
La résilience ou l'effet «Slumdog Millionaire» - 2
Par contre, son frère, qui a vécu les mêmes choses que lui, a appréhendé cette réalité totalement différemment; il est tombé dans la drogue et finit par travailler à la solde de criminels. Mêmes parents, même expérience de vie mais nous sommes face à deux êtres complètement différents. Bien sûr, il s'agit d'une oeuvre de fiction mais il est surprenant de constater à quel point la réalité s'en approche souvent et la dépasse parfois, exactement comme le dit l'expression populaire.
Plusieurs spécialistes se sont aussi penchés sur ce phénomène fascinant. Nous en parlerons dans la prochaine chronique.
lundi 7 juin 2010
La résilience ou l'effet «Slumdog Millionaire»
Grâce à mon travail d'enseignante ainsi qu'à mon contact avec les jeunes à travers ma pratique, je rencontre de nombreux élèves qui réagissent différemment face à l'adversité. Certains d'entre eux surmontent difficulté après difficulté et continuent à persévérer alors que d'autres s'effondrent au premier échec. Cette différence de perception et d'appréhension de la réalité m'a intriguée et j'ai décidé d'explorer un peu le sujet de la résilience et je partage avec vous mes recherches.
Au départ, le concept de résilience a été développé en observant des victimes de traumatismes ou d'enfance miséreuse qui sont arrivés à se remettre de leurs nombreux malheurs et à réussir leur vie malgré l'adversité. De nos jours, il est adapté à différentes situations; on parle même de résilience organisationnelle dans le cas d'organisations (compagnies, écoles, hôpitaux ou autres organismes) qui arrivent à surmonter facilement les coups durs.
Connaissez-vous des exemples de résilience personnelle? Avez-vous déjà rencontré des enfants qui malgré toutes leurs difficultés n'abandonnent jamais?
Savez-vous que la résilience peut se développer? À suivre dans la prochaine chronique...