Bienvenue à l'Académie Québécoise d'Apprentissage

Ce blog est pour tous les parents, les éducateurs, les curieux et les passionnés d'éducation! Partagez-y vos idées, vos problèmes, vos solutions sur les jeunes et l'apprentissage. Je lirai vos messages et me ferai une joie d'y répondre au meilleur de mes connaissances et de mes compétences!
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mercredi 2 novembre 2011

Comment mieux aider les garçons à l'école

Les garçons et l'école

Depuis quelques années, on parle de plus en plus des différences hommes-femmes dans la manière de faire les choses et d'appréhender la réalité.  Ces différences entraînent plusieurs blagues, et parfois même des frictions, entre collègues de travail, du moins dans mon milieu...  «C'est normal, je suis juste un gars!» est une phrase que j'entends souvent lancée à la blague par mes collègues masculins.  Cette phrase traduit bien un certain malaise entre nous.  Elle sous-entend parfois une esquive du travail mal fait ou un préjugé, qu’on aurait face à leurs capacités.  Mais est-ce que qu’elle ne serait pas plutôt un réel questionnement vis-à-vis le fonctionnement, foncièrement différent, de nos cerveaux respectifs?

Car effectivement, entre les garçons et les filles, il y a des différences, et elles ne résident pas toutes dans les goûts ou le niveau d'énergie.  Dans sa recherche sur les garçons et l'école, M. Jean-Guy Lemery s'est penché sur les différences physiologiques qui influencent l’apprentissage des filles et des garçons.  Il y démontre, de manière fort intéressante, que l'école d'aujourd'hui s'accorde très bien avec la méthode d'apprentissage des filles mais répond beaucoup moins bien à celle des garçons.

«Si jusqu’ici on aime bien expliquer ces différences par l’éducation et les stéréotypes, des  recherches en neuropsychologie nous donnent un éclairage nouveau, explique ce dernier.  L’hémisphère gauche du cerveau de la fille, où se logent les aires du langage, se développe en général plus vite que chez le garçon. Elle sera ainsi favorisée dans les habiletés langagières. Les garçons bénéficient, pour leur part, d’un  développement plus rapide de l’hémisphère droit, responsable des habiletés visuo-spatiales.»

Cette différence est accentuée, principalement au primaire, parce que l’école y est un milieu essentiellement féminin et, qu’en tant qu’enseignant, homme ou femme, on a toujours tendance à enseigner de la manière dont on apprend nous-même. 

Les recherches de M. Lemery ont démontré que les différences résidaient beaucoup dans la manière d'organiser la pensée car «chacun et chacune sera porté à utiliser le style d’apprentissage propre à l’hémisphère qu’il (elle) a mieux développé. La fille préférera un mode séquentiel, elle développera des facilités d’organisation et d’analyse des détails. Le garçon préférera un mode simultané qui privilégie la vue d’ensemble, la mise en contexte et aura plus de facilité en synthèse. En situation d’apprentissage, il aimera passer par le concret et chercher des liens entre les éléments.  Il voudra comprendre les «pourquoi», choisira souvent un mode non verbal, comme les schémas, les images et les métaphores.»

Cela vaut aussi pour nous, enseignantes et enseignants, qui devrions donc adapter notre style d’enseignement à nos deux types de clientèles malgré notre préférence naturelle pour l’une ou l’autre des manières d’apprendre.

Pour ma part, je déplore beaucoup le manque de modèles masculins à l'école, principalement au primaire.  Par contre, je suis d'avis que les enseignantes peuvent tenter d'adapter leur pédagogie pour rejoindre tous leurs élèves.  Un bon professeur doit être capable d’expliquer la matière de plusieurs manières afin de rejoindre les différentes intelligences devant lui et offrir des moyens d'expression qui permettent à chacun et chacune d'utiliser son style d'apprentissage.  C’est un travail que nous nous devons de faire même si on a toujours de la difficulté à concevoir une pensée différente de la nôtre. Cet exercice vaut grandement la peine car de voir, enfin!, des élèves qui jusqu'à présent sont plus ou moins motivés, reprendre goût à l'apprentissage, est vraiment enrichissant et valorisant. 

Par contre, il faut faire attention.  Il ne s’agit pas uniquement d'utiliser le matériel du Canadien de Montréal parce que les garçons aiment le hockey!  Même s’il est aussi important de choisir des sujets qui intéressent les garçons de nos classes, il faut avant tout adapter la manière de présenter la matière les exercices demandés.

Les cours de sciences en sont un bon exemple; si l’apprentissage reste théorique au niveau des idées et des formules, il conviendra davantage aux filles alors que les garçons préfèrent déduire la théorie à partir d’une expérimentation ou d’une manipulation concrète.  En français, si le déclencheur d’une situation d’écriture est : «Comment te sentirais-tu à la place du personnage?», les filles se sentiront plus interpellées que les garçons car le texte se passe au niveau des sentiments.  Par contre, une question comme : «Qu’aurais-tu fait à la place du personnage?» va davantage stimuler les idées des garçons car elle se situe plus dans l’action et moins au niveau des émotions. 

On pourrait s’inquiéter de ces nouvelles pratiques sur la réussite des filles mais je crois qu’elles aussi ne pourront qu’en bénéficier à long terme car elles  apprendront à utiliser leur cerveau de manière différente, ce qui ne pourra qu’enrichir leur expérience d’apprentissage.  Et n’est-il pas actuellement primordial pour notre système scolaire que les garçons retrouvent une motivation pour aller à l'école?  Il est démontré que la motivation est un facteur important de persévérance et de réussite scolaire, comme dans toute autre sphère de la vie d’ailleurs.  

Je comprends bien que ce changement n'appartient pas seulement aux parents et qu’il appartient aux enseignantes et aux enseignants de faire l'effort de faire évoluer leurs manières de travailler pour aller chercher l’intérêt d’un plus grand nombre de leurs élèves.  Je sais que plusieurs d'entre eux le font déjà, consciemment ou non.  Toutefois, il est bon d'en prendre encore mieux conscience, de se rappeler constamment cette réalité afin d'y porter une plus grande attention.

En tant que parent, il est aussi important de comprendre que ce n'est pas nécessairement parce que le professeur de votre garçon est un homme ou une femme que ça va aller comme sur des roulettes ou, à l'inverse, que cette personne n’arrivera pas à aider votre enfant.  Comme vous l’avez sûrement déjà expérimenté, il y a d'excellents, et de moins bons, enseignants des deux sexes et chacun d'entre eux à le potentiel de s'améliorer, d'explorer de nouvelles façons d'enseigner, de se former à différentes façons de faire, bref de devenir encore meilleur!  Alors en ce début d’année, laissez la chance au coureur…

Je vous invite à partager sur ce blog vos expériences et vos opinions sur ce sujet vaste et délicat à la fois.  Faites-nous connaitre une enseignante ou un enseignant exceptionnel et sa manière d’aller chercher tous ses élèves, une activité que vous avez expérimentée qui utilise le cerveau de manière différente, votre propre manière de comprendre et d’apprendre.  C’est en partageant que nous apprendrons encore mieux les uns des autres…

Je voudrais remercier de manière toute spéciale M. Jean-Guy Lemery pour sa contribution à l’écriture de cet article.  M. Lemery, pédagogue, ancien directeur et consultant en éducation, est spécialiste de la question des garçons et l’école.  Il a écrit deux livres publiés aux Éditions Chenelière : Les garçons et l’école, une autre façon d’apprendre et de réussir et Les garçons et la lecture.  

mercredi 17 août 2011

Les vitamines pour mieux apprendre


J’ai eu l’idée d’écrire ce blog car je réalise que la plupart des gens comparent la prise de vitamines ou de suppléments un peu comme la prise d’un médicament ou d’une drogue, de manière plutôt négative avec l’idée peut-être qu’une accoutumance peut se créer  alors qu’il n’en est rien.  Au contraire, vous avez tout à gagner à trouver le supplément qui vous convient et qui vous apporte cette énergie, ce bien-être ou ce focus qu’il vous manque.  Et c’est la même chose pour votre enfant ;  la prise de vitamines, sporadique ou  à long terme, peut l’aider à l’école, tant dans ses apprentissages que dans son comportement.

Même si la nourriture que nous consommons aujourd’hui  n’est définitivement plus  la même que celle d’il y a trente ans (OGM, pesticides, radiation de certains aliments, additifs chimiques presque omniprésents, etc.), il y a encore moyen de manger sainement et simplement.  Malheureusement, cela prend souvent beaucoup de temps et, nous le savons tous, le temps c’est ce qui manque le plus aux parents d’aujourd’hui.

Alors de plus en plus régulièrement nous  consommons des plats congelés, format individuel pour le lunch ou familial pour le souper, ou des préparations en sachet de riz, de pâtes ou de sauces pour accompagner une bonne viande maison par exemple.

Toutefois, ces aliments ne nourrissent pas comme un aliment frais et les enfants et les ados, étant en pleine croissance, ont besoin du maximum de nutriments, de vitamines et de minéraux.  C’est alors qu’entre en jeu la vitamine complète adaptée à l’âge de l’enfant.  Je ne parle pas ici des vitamines «Pierrafeu» ou Centrum dont les éléments sont trop difficilement assimilables pour le corps.  Vous pouvez trouver dans un magasin naturel  ou spécialisé dans les suppléments, un produit de meilleure qualité qui fera une réelle différence pour votre enfant.

Pour les jeunes très fatigués, qui ont un déficit d’attention ou qui sont parfois un peu déprimés, il y a aussi des solutions naturelles.  L’important est de demander conseil à un naturopathe ou à quelqu’un qui s’y connaît vraiment pour ne pas jeter son argent.

La bonne nouvelle, c’est que de nos jours, tout magasin de produits naturels qui se respecte a un ou une spécialiste sur place qui peuvent vous aider, sans rendez-vous ni frais supplémentaire.

Voici quelques bonnes adresses où je m’approvisionne régulièrement :

P’tit Bonheur au Naturel : 5412 Avenue du Parc,  Montréal, 514-277-3434

KI Nature et santé : 2 adresses : 4279 Saint-Denis, Montréal, 514-841-9696 ou
997 Boul. Saint-Jean, Pointe-Claire, 514-695-7934

Carrefour Santé : 767 Rachel est, Montréal, 514-524-7222

Bio-Terre : 201 Saint-Viateur Ouest, Montréal, 514-278-3377

Aliments Naturels À votre santé : 5126 Sherbrooke ouest, Montréal, 514-482-8233

Il y a aussi un grand choix et généralement un bon service dans toutes les épiceries TAU et Rachel-Berri que je connaisse, ce sont des endroits fiables.

Si je vous parle en bien des vitamines,  c’est que j’ai vu des changements spectaculaires chez certains de mes élèves : plus d’attention, une meilleure compréhension de la matière, une attitude plus positive, etc.  Cela m’a convaincue que lorsqu’on a trouvé le produit qui répond à notre besoin, cela peut faire une énorme différence.

Alors, à la veille de cette rentrée 2011, tous aux vitamines!  Nous n’en serons que plus énergiques et prêts à affronter la nouvelle année scolaire.  Et si vous avez vous aussi des histoires de succès grâce aux produits naturels, je vous invite à les partager avec nous en me laissant un commentaire!

dimanche 10 juillet 2011

Merci de nous aider à mieux nous connaître!

Voici le commentaire touchant que j'ai reçu d'un de mes élèves à la fin de l'année scolaire.

N'est-ce pas cela enseigner, éduquer? Permettre aux jeunes de mieux se connaître, leurs forces et leurs faiblesses, pour apprendre comment utiliser les unes pour faire face aux autres?

Chaque enfant, et chaque être humain, dans son développement, est confronté à des difficultés et se doit de les surmonter.

Dans mon travail avec les jeunes, à chacune de nos rencontres, je les aide à réaliser où se situe leur difficulté et les différents moyens qu'ils peuvent prendre pour arriver à comprendre malgré cette difficulté. Je mets plusieurs outils à leur disposition pour qu'ils deviennent de plus en plus habiles à apprendre.

Et c'est grâce à ces outils qu'ils arrivent à vivre, de plus en plus souvent, une véritable réussite scolaire et la fierté qui l'accompagne!